Le train Paris-Lyon-Turin-Milan relie Paris à Turin et Milan, et vice-versa, en respectivement six heures et huit heures, une fois par jour.

Il part aujourd’hui à 6h29 de la gare de Lyon et arrive un peu avant 14h à Milan, pour un prix autour de 40-50€ le billet en s’y prenant à l’avance. Dans l’autre sens, il part un peu après 14h pour arriver à 22h31 à Paris.

La partie « GV » de « TGV » est ici trompeuse : seul le tronçon Paris-Lyon est une ligne à grande vitesse. Même le tronçon Turin-Milan est effectué à vitesse réduite alors qu’il existe une LGV entre ces deux villes.

Le train part avec le lever du soleil, dans une ambiance très calme puisque la plupart des passagers finissent leur nuit. Il arrive en deux heures à Lyon, avant de ralentir jusqu’à Chambéry. Il serpente ensuite doucement entre les montagnes avant d’arriver à Modane, dernière ville française avant la frontière. À ce moment-là, la Police aux frontières débarque dans le train pour contrôler les papiers et vérifier qu’aucun bagage ne circule sans propriétaire. L’attention qu’elle porte à chaque passager semble, sans surprise, proportionnelle au niveau de pigmentation de sa peau.

Une fois cette partie désagréable passée, le train traverse la frontière et arrive à Oulx, puis plus tard à Turin autour de midi. Il ne reste ensuite que deux heures avant l’arrivée à Milan, avec une ponctualité variable : dans ma (petite) expérience, j’ai eu un train à l’heure et un autre avec 20 minutes de retard. Il vaut mieux éviter d’avoir une correspondance trop serrée.

Si ces durées peuvent paraître longues, elles passent plutôt vite. Le train traverse de beaux paysages, et c’est l’occasion d’enfin écouter ces podcasts que vous aviez téléchargés pour « plus tard ». Le prix est très intéressant, et on évite ainsi tout le stress inhérent à l’avion et ses contrôles et autres limitations sur le poids ou le contenu des bagages. Pas besoin de faire une heure de trajet vers et depuis l’aéroport.